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Portrait d’une étudiante en TÉS: Josée Michaud — Quand l’accompagnement devient une vocation

Certains parcours se construisent doucement, au fil des rencontres et des révélations. Celui de Josée Michaud en est un parfait exemple. Déjà forte d’une longue expérience en relation d’aide comme massothérapeute et naturopathe, elle cherchait à ajouter de nouvelles cordes à son arc. Ce désir de continuer à apprendre et à aider les gens « en cœur à cœur » l’a finalement menée vers… l’éducation spécialisée.

Des rencontres qui changent une vie

Pendant des années, Josée a accueilli dans son bureau une clientèle très variée. Parmi eux: des éducateurs spécialisés, des éducateurs, des intervenants du réseau de la santé, des travailleurs des CLSC, des milieux scolaires, des CPE, des hôpitaux…

Chaque rencontre lui offrait des histoires et des descriptions d’un métier profondément humain.

« Je me disais: wow, quelle belle approche. Ils travaillent directement avec l’humain.»

En pleine réflexion professionnelle, cherchant à se redéfinir, Josée réalise que ce qu’elle aime le plus — accompagner, écouter, soutenir — est au cœur même de l’éducation spécialisée.

Trouver la bonne école… et la trouver pour vrai

Josée ne s’est pas inscrite sur un coup de tête. Elle a cherché. Longuement.
Elle a appelé quatre cégeps, comparé les horaires, les formules, les contraintes.
Pour elle, il était essentiel de trouver une formation compatible avec:

• son emploi,
• sa vie familiale,
• ses disponibilités réelles.

C’est finalement à Saint‑Hyacinthe qu’elle trouve la formule qui lui convient.

«Ça rentrait parfaitement dans la réalité de ma vie. Je peux être en formation continue, suivre trois cours quand j’en ai la capacité… ou un seul si j’en ai besoin. C’est flexible et humain.»

Des enseignants issus du terrain

La proximité, le stationnement facile, l’accessibilité du campus: rien n’est laissé au hasard. Mais ce qui la marque le plus, ce sont les enseignants.

Josée le dit avec gratitude:

« Vous êtes des professeurs avec de l’expérience. Vous avez été sur le terrain avant d’enseigner. Quand vous expliquez quelque chose, c’est imagé, concret.»

Cette approche vivante l’aide à comprendre non seulement la théorie, mais l’intention derrière les interventions. Chaque cours devient une construction, un GPS mental qui prend tout son sens une fois arrivé en stage.

Un stage en milieu communautaire qui transforme

Josée complète actuellement un stage à la Maison de répit À la campagne, à Rougemont. Un lieu chaleureux, ancré dans la nature, où l’on accompagne des personnes vivant avec différentes difficultés — et où chaque journée apporte son lot de découvertes.

Les activités sont variées et significatives:

• ramasser des œufs,
• prendre soin d’une vache,
• brosser les chevaux,
• participer à la production du sirop d’érable,
• animer des journées de fin de semaine pour les groupes réguliers.

Le directeur, lui-même éducateur spécialisé, offre une structure bienveillante et encourageante.

« C’est extraordinaire. Je peux sortir mes notes de cours, revoir les concepts, et les appliquer directement. Tout se combine naturellement.»

Elle raconte avec émotion sa rencontre avec un jeune athlète des Olympiques spéciaux:

« Il m’a partagé ses exploits, ses défis, sa vie. J’étais impressionnée. Je sors d’une formation… et ce sont ces personnes-là qui me forment encore plus.»

Dans ce milieu, Josée reçoit autant qu’elle donne.

« Ils me donnent du gaz, de l’énergie. Ils m’apprennent comment être. Ils me disent qu’ils veulent que je reste… et c’est tellement touchant.»

Aujourd’hui, Josée avance avec une certitude renouvelée: elle est exactement à la bonne place. Son stage, son programme, ses rencontres… tout confirme son choix.

« C’est enrichissant. Vraiment extraordinaire. »