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Recommencer à 40 ans: le parcours inspirant de Sabrina

À 40 ans, avec deux jeunes enfants et un emploi à temps plein, Sabrina n’aurait jamais cru qu’elle retournerait un jour à l’école. Pourtant, une idée s’imposait de plus en plus : elle voulait aider autrement, aller plus loin en intervention, avoir les outils pour faire une réelle différence.

C’est là que son histoire a pris un nouveau tournant.

Pourquoi avoir choisi l’éducation spécialisée?

Depuis longtemps, Sabrina travaillait dans le système de santé comme auxiliaire aux services sociaux. Elle aidait les gens au quotidien, mais ses fonctions avaient des limites.

«Je faisais déjà des interventions, mais mon titre ne me permettait pas d’en faire plus.»

Elle voulait avoir un réel impact.
Elle voulait intervenir autrement, de façon plus complète.
C’est ce besoin qui l’a menée droit vers l’éducation spécialisée.

Pourquoi l’AEC plutôt que la technique?

Le retour au cégep traditionnel, avec les cours généraux, aurait été trop lourd pour Sabrina.

«J’ai de la dyslexie, un TDA, des difficultés en lecture… Refaire le cégep complet, c’était trop pour moi.»

L’AEC lui offrait exactement ce dont elle avait besoin: la base, les compétences essentielles, l’intervention concrète.

«Aujourd’hui, avec l’AEC, je peux travailler partout. Même salaire, mêmes possibilités.»

Pourquoi Saint‑Hyacinthe?

La réponse de Sabrina est simple:

«Je reste à Saint‑Hyacinthe. Je n’aurais pas été ailleurs.»

Avec de jeunes enfants, elle voulait une formation accessible, près de chez elle.

Ce qu’elle a aimé dans le programme

Reprendre les études à 40 ans, avec deux enfants, ce n’est pas rien.
Mais Sabrina n’a jamais été seule.

« Les professeurs nous appuient tellement. Les travaux d’équipe m’ont aidée à me sentir moins seule. »

Elle se souvient aussi de moments difficiles :

«Il y a des moments où tu as le goût de lâcher… mais les profs et les gens autour de toi t’aident à continuer.»

Et c’est ça qui lui a permis d’aller jusqu’au bout.

Des stages qui ont mené à un emploi

Sabrina savait déjà qu’elle voulait travailler en santé mentale. Ses deux stages l’ont confirmée dans cette voie :

  1. CLSC – Deuxième ligne, à Longueuil
  2. Programme en santé mentale – CLSC de Saint‑Hyacinthe

Elle intervenait auprès d’adultes vivant avec des troubles de schizophrénie, des défis importants au quotidien. À la fin de son deuxième stage, Sabrina a été embauchée. Elle y travaille encore aujourd’hui.

Les qualités pour réussir en éducation spécialisée

Selon Sabrina, pas besoin d’être parfait pour se lancer.

«Les qualités? Aimer les gens. Vouloir les aider. Les accepter comme ils sont.»

Le reste s’apprend sur le terrain.

Et le métier nous change :

«À force de travailler, tu finis par connaître tes forces, tes faiblesses… tu apprends sur toi aussi.»

Son message à ceux qui hésitent

Sabrina n’hésite même pas :

«Fonce! Tant que tu ne l’essaies pas, tu ne le sauras pas. Même si c’est difficile, ça te donne un bagage incroyable.»

Elle est la preuve qu’il n’est jamais trop tard pour se réorienter.
Jamais trop tard pour se redécouvrir.
Jamais trop tard pour trouver sa place.